Qu'est-ce que le rétablissement?
"La vie heureuse, c'est donc celle qui est en accord avec sa propre nature; on ne peut l'obtenir que si d'abord l'esprit est sain et en possession constante de sa santé." Sénèque
Le rétablissement est de pouvoir mener une vie satisfaisante et productive, selon des critères fixés par la personne, en étant libre de symptômes invalidants.
Le rétablissement est une trajectoire de vie, une orientation de transformation individuelle, en vue d'une satisfaction de vie et non l'absence de maladie.
« L'objectif ultime de l'expérience de rétablissement n'est pas nécessairement de retrouver la santé en terme de rémission de symptômes. Il s'agit plutôt pour une personne, de parvenir à l'utilisation optimale de ses ressources personnelles et environnementales afin d'atteindre un état de bien-être et d'équilibre dans les conditions de vie qu'elle même aura choisies. » Shery Mead et Mary Ellen Copeland.
« Le rétablissement se présente comme un processus de changement par lequel les personnes améliorent leur santé et leur bien-être, mènent une vie autonome, et s'évertuent à réaliser leur plein potentiel.» définition selon la SAMHSA
« Le rétablissement est en effet un processus d'émancipation et d'affranchissement par rapport à l'identité sociale ou à l'étiquette auto-infligée de malade mentale, et non un processus de guérison ou de disparition de la maladie. Cette dernière est plutôt une occasion d'apprentissage, alors que le rétablissement consiste à vivre une vie satisfaisante et à poursuivre ses espoirs et ses rêves malgré et au-delà de la persistance éventuelle de la maladie mentale ou de la sévérité des symptômes. » Jean-François Pelletier, livre: Se rétablir en santé mentale, Fondement et pratiques du rétablissement par la pair-aidance.
"Les rétablissement est une attitude, une manière de prendre conscience au fil de la journée et d'affronter les défis qui se présentent à moi. Savoir ce que je ne peux pas faire me permet de mieux voir les nombreuses possibilités qui s'offrent encore à moi." Patricia Deegan, 1996.




